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17 novembre, 2007

l'insuffisance financière pour les programmes d'aides alimentaires des Nations-Unis !!


Jean Ziegler: «La situation est catastrophique»

Il ne s'habituera jamais à l'intolérable. Jean Ziegler (photo Keystone), qui fut, en tant que rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, l'un des premiers à alerter l'opinion publique sur ce qui se passait au Darfour, détaille le bilan du désastre humanitaire.

«Ce qui se passe au Darfour est catastrophique. J'ai sous les yeux les derniers chiffres des Nations Unies. C'est accablant! Le programme d'aide alimentaire concerne 2,2 millions de personnes au Darfour. Ce sont des gens qui ont tout perdu, qui n'ont plus aucun moyen de subsistance autonome, qui ont souvent été déplacés plusieurs fois, de camp en camp... Au cours des six derniers mois, 250 000 civils ont été redéplacés.
Et l'aide alimentaire fournie par les Nations Unies est insuffisante: les rations quotidiennes ne comptent que 1500 calories par jour, alors que l'Organisation mondiale de la santé recommande 2200 calories par jour.
Un rapport de l'ONU estime que 3,6 millions de personnes sont en danger de malnutrition. Il manque de l'argent - un tiers du budget - pour financer les programmes imaginés par les Nations Unies pour venir en aide aux déplacés du Darfour.»


Un article de JEAN HAMMANN pour le journal Liberté ch

l'avis d'un expert auprés du département fédéral des affaires étrangères sur la situation au Darfour : Julian Hottinger

Julian Hottinger: «Je ne vois aucun désir de paix»

Julian Hottinger connaît le Soudan comme personne pour avoir œuvré en tant que médiateur dans les accords de Naivasha. Cet accord de paix, négocié durant près de trois ans (2003-2005), a mis fin au plus ancien conflit africain, celui qui opposait depuis 23 ans les rebelles du Sud-Soudan au gouvernement de Khartoum. Aujourd'hui expert auprès du Département fédéral des affaires étrangères, Julian Hottinger donne ici quelques clés pour comprendre ce conflit qui déchire la région du Darfour.

Faut-il considérer la guerre civile qui ravage le Darfour comme une guerre de religions: il y aurait d'un côté les partisans du régime de Khartoum, islamistes, et de l'autre, les rebelles, chrétiens- animistes?

Julian Hottinger: Non, pas du tout! Le Darfour, c'est une région musulmane. Je pense que les chrétiens représentent entre 1 et 2% de la population. Et à côté de cette minorité, il y a quelques communautés animistes. Donc, les musulmans forment les 98% de la population du Darfour. La guerre qui sévit là-bas est une guerre entre musulmans. Le clivage qui existait dans le conflit du Sud-Soudan, entre le Nord musulman et le Sud chrétien, n'existe pas au Darfour. Le Darfour a toujours été le lieu d'une forte identité musulmane.

Quelle est alors la source de ce conflit qui a tué près de 500 000 personnes?


Il faut voir l'opposition de deux communautés, l'une d'origine arabe, celle qui détient le pouvoir, et l'autre, d'origine africaine, qui s'est rebellée. Ces tensions qui existaient déjà au Soudan ont été exacerbées par deux épisodes de sécheresse dans les années 80 et 90.
»Devant la raréfaction des terres fertiles, les sédentaires, d'origine africaine, et les nomades, souvent d'origine arabe, se sont trouvés en conflit. A cette explication, il faut ajouter un volet stratégique: l'Armée de libération du Soudan (SLMA) a décidé d'ouvrir au Darfour un deuxième front dans la guerre qui l'opposait, dans le sud du pays, au gouvernement de Khartoum.

Pensez-vous que le seul espoir de paix réside dans l'envoi d'une force des Nations Unies au Darfour?

Nous parlons d'une région plus grande que la France!

Combien d'hommes croyez-vous qu'il faudrait envoyer pour pacifier une telle étendue?

Pour le moment, les Nations Unies élaborent un plan qui mentionne une force de 25 000 hommes, mais Khartoum ne veut pas de cette proposition.
Le gouvernement d'Omar Bashir veut continuer de travailler avec l'Unité Africaine, qui a envoyé environ 6000 hommes au Darfour. Je pense que le Darfour est un problème intérieur au Soudan. Tant qu'il n'y aura pas, de la part des Soudanais, une volonté de faire la paix, la communauté internationale sera impuissante.
Et pour l'instant, je ne vois chez les belligérants aucun désir de paix.



Article de Jean Hamann (du journal LA LIBERTE CH )

13 novembre, 2007

appel à régler la crise en BIRMANIE par la Chine!!

politique en birmanie: les représentants de l'onu jeté par les militaires birmans

La junte au pouvoir en Birmanie a décidé de renvoyer chez lui le plus haut représentant des Nations Unies dans le pays.

Les Etats-Unis sont "scandalisés" par la décision de la junte militaire au pouvoir en Birmanie de ne pas prolonger la présence du chef de l'équipe des Nations unies à Rangoun, a dit vendredi un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.


Le généralissime Than Shwee, chef de la junte militaire birmane.
© epa/Corbis


C'est qui le "chef de l'équipe des Nations unies"?
Il s'appelle Charles Petrie. C'est le plus haut représentant de l'ONU sur place. Il est mal vu par les militaires au pouvoir depuis qu'il a dénoncé publiquement le 24 octobre la pauvreté et les souffrances de la population.

Qu'ont dit les Etats-Unis ?
"Ce genre de traitement est complètement inacceptable et particulièrement malvenu" à la veille d'une visite de l'envoyé spécial de l'ONU, Ibrahim Gambari, a déclaré M. Johndroe

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situation de la birmanie et action de l'onu




Birmanie : l'émissaire de l'Onu rencontre Aung San Suu Kyi

30/09/07 : Birmanie : l'émissaire de l'ONU à Rangoun
L'émissaire de l'ONU, Ibrahim Gambari, est arrivé samedi en Birmanie. Sa mission : tenter de convaincre le régime de régler pacifiquement la crise politique. Le diplomate a participé à des discussions Naypyidaw, la nouvelle capitale édifiée par la junte militaire birmane à 400 km au nord de Rangoun. Aucune information n'a filtré de ces entretiens. Dimanche matin, Ibrahim Gambari a rencontré l'opposante Aung San Suu Kyi à Rangoun.
Dans les rues du pays, la tension retombe peu à peu, mais, "même s'il y a moins de manifestations et de manifestants, la révolte va durer", affirme pour sa part Win Min, analyste birman réfugié en Thaïlande.
Les forces de sécurité ont monté des barrages pour parer à de nouvelles manifestations. L'accès au réseau internet a été rétabli. Samedi matin, seules quelques centaines de personnes ont manifesté, avant d'être aussitôt dispersés et pour certaines arrêtées par l'armée.
Depuis quatre jours, la junte birmane réprime le mouvement de contestation. La répression a fait au moins treize morts dont un photographe japonais, selon les chiffres officiels. Selon les manifestants, les victimes seraient plus nombreuses. Des centaines de personnes ont également été arrêtées notamment des moines bouddhistes, chefs de files de ce mouvement de rebellion contre la dictature birmane.
Pour le parti de l'opposante Aung San Suu Kyi, prix nobel de la paix en 1991, le régime militaire a commis "une faute irréparable" au regard de l'Histoire, en chargeant des manifestants pacifiques, dont des bonzes.
Depuis le coup d'état de 1962, la Birmanie est appelé le Myanmar. C'est l'un des pays les plus fermé au monde et qui ne supporte aucune opposition. En 1988, des manifestations dans tous le pays tentent de mettre fin à ce régime, sans succès. Cette année là plus de 10.000 personnes avaient été tuées. Principalement des étudiants.
Le mouvement de protestation, emmené par des moines bouddhistes, a commencé le 19 août après une augmentation arbitraire et massive des prix des carburants et des transports en commun

L'ONU prêt à envoyer des casques bleus au Darfour et Les ONG empéchées de mener à bien leur mission au Darfour







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